• Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l'océan, jaunes et violets contre le ciel d'azur. Elle était allongée au soleil, l'herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd'hui, l'astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l'odeur était celle d'une marée putride qui se retire. Les papillons s'éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l'air lui manquait. Lui manquait...

    Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d'un seul coup à la surface.

    Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges...

    Un roman noir bouleversant, du Jacques SAUSSEY très différent. Un sujet magnifiquement traité, qui je l'espère va faire changer les mentalités sur l'acceptation à la différence. Un énorme coup de coeur !


    votre commentaire
  • Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.

    Inexorables, les conséquences des mauvais choix d'un père.

    Inexorable, le combat d'une mère pour protéger son fils.

    Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l'éternel coupable.

    Inexorable, la volonté de briser enfin l'engrenage...

    Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

    Virage à 360 degrés pour ce nouveau roman et c'est une vraie réussite, un coup de coeur énorme. Donc, merci à l'auteure et à sa marraine la bonne fée en or massif Olivier Norek cool


    votre commentaire
  • Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

    Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

    Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels. Chaque chapitre apporte son coup d'éclat ou son revirement de situation qui renforce l'angoisse et le suspense tout à la fois. Dans ce cas, pas d'autre solution que de dévorer les chapitres les uns après les autres. Un vrai coup de coeur. Merci Karine pour cette belle découverte.


    votre commentaire
  • Paris. Avril 2014. Une série de vols d'objets d'art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup mais, lors d'une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d'indices. Ses collègues présents sur place n'ont rien vu. Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l'affaire. Malgré son manque d'effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d'un de ses hommes... Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel. C'est un monde désenchanté, un monde dans lequel l'histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c'est tout. Certains flics boivent pour oublier, d'autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible.Burnout, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s'alourdit de quelques cauchemars... Le mot de l'éditeur : Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures... tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l'impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L'auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, incompris de leur hiérarchie. Quand leur métier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et leur fait tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l'ultime solution... 

    Tout simplement : excellent


    votre commentaire
  • Les garçons de l'été de Rebecca LIGHIERI

    Forts de leurs études brillantes, de leur famille convenable et convenue, de leur beauté radieuse et de leur maîtrise du surf, Thadée et Zachée ont cru que l’été serait sans fin. Que la vie se passerait à chevaucher les vagues, entre jaillissements d’embruns et poudroiements de lumière. Mais en mutilant sauvagement Thadée un requin-bouledogue le prive de l’existence heureuse à laquelle il semblait voué : il est devenu un infirme. La bonne santé des uns, la sollicitude des autres le poussent à bout. Et le révèlent à lui-même jaloux, envieux et même : psychopathe. Ainsi va-t-il commencer par assassiner son frère Zachée dont il ne supporte plus les exploits de surfeur. La mort de Zachée, camouflée en accident, va être le coup de grâce pour cette famille conventionnelle que l’accident puis l’attitude de Thadée avaient passablement ébranlée et qui dès lors plonge dans la folie.

    C'est un thriller un peu long à démarrer mais qui s'accélère ensuite. Un parler surfeur qui m'a un peu déplu car ce n'est pas du tout mon milieu et je n'y connais vraiment rien. Cela reste une bonne lecture.


    votre commentaire
  • Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir.

    Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

    Un réel bonheur de lire ce livre, un régal, j'en redemande.


    votre commentaire
  • Depuis l'enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n'ont toujours vu dans ses ambitions qu'un caprice : les chiffons, ce n'est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l'âme, s'est résignée.

    Aujourd'hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s'être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s'ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...

    Comme toujours une très belle histoire, et ça se lit d'une traite car dès que l'on a mis son nez dedans on ne peut plus le lâcher !!


    votre commentaire
  • Jane Chisolm vient au monde en 1915, dans une petite ferme du Mississippi. Quelques instants après sa naissance, le Dr Thompson saisit un carnet et commence à prendre des notes. Jane est née avec une malformation  : un handicap qu'elle devra surmonter sa vie durant. Les premières années à la ferme, au milieu d'une nature éblouissante, sont joyeuses et innocentes. Ce n'est qu'à l'approche de ses six ans que la petite Jane prend conscience de sa singularité. Mais sa soif d'apprendre est plus forte que les réticences de ses proches. Elle entre à l'école, se plonge dans les livres. Puis arrive l'adolescence et le Dr Thompson devient son principal confident, y compris lorsque celle-ci tombe amoureuse...

    Le personnage de Jane m'a beaucoup touchée, mais j'a ressenti beaucoup d'ennui durant ma lecture. Du coup j'ai moyennement apprécié ce roman.


    votre commentaire
  • «Je m'appelle Colin Rémy. J'ai seize ans. Je suis orphelin.

    C'est du moins ce que tout le monde m'a toujours dit. Pour ma part, je ne l'ai jamais vraiment cru.

    C'est aussi pour cela que je suis retourné cet été d'août 2000 à Mornesey, la petite île anglo-normande au large de Granville où j'ai passé les premières années de ma vie.

    C'est alors que tout a basculé dans la folie.

    Quel rapport entre mon histoire et l'évasion de deux prisonniers lors d'un transfert vers le centre de détention,

    semant la panique sur Mornesey au coeur de la saison touristique ?

    Dois-je croire les légendes de l'île ? Mornesey serait peuplée de bagnards et de leurs descendants ... Un trésor légendaire, la Folie-Mazarin, dormirait dans le labyrinthe de souterrains creusés sous l'île.

    A qui puis-je faire confiance ?

    Peut-on voler la mémoire d'un enfant de 6 ans ?

    Pourquoi suis-je le seul sur l'île de Mornesey à avoir reconnu mon père ? Vivant !» 

    J'apprécie beaucoup Michel BUSSI, c'est l'un des premiers romans qu'il a écrit et édité en 2009, il vient d'être réédité avec une modification : le personnage de Madiha a été ajouté. J'ai trouvé dans ce livre quelques longueurs, cela reste un moment de lecture agréable.


    votre commentaire
  • La disparition de Josef Mengele d'Olivier GUEZ

    1949: Josef Mengele arrive en Argentine.

    Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit... jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.

    Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant?

    La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au coeur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.

    Le roman d'olivier Guez est un récit richement documenté sur la fuite du "boucher d'Auschwitz" en Amérique du sud et sa déconfiture totale. L'écriture est dense et claire. Le rythme est haletant. Un livre très bien écrit qui participe parfaitement au devoir de mémoire et nous rappelle que si des gens aussi malfaisants ont pu exister dans le passé, notre société est capable d'en fabriquer de nouveaux et à l'identique. Restons vigilants !


    votre commentaire