• Ondes gravitationnelles

    Depuis la découverte des ondes gravitationnelles il y a un an, les instruments des programmes Ligo (USA) et Virgo (Europe) restent aux aguets de toute secousse provenant de l’espace.

    Jusqu’à maintenant, seuls les détecteurs américains de Ligo avaient réussi à enregistrer des ondes gravitationnelles. Désormais, pour la première fois, l’instrument européen Virgo, située en Italie près de Pise, a pu capter des ondes gravitationnelles résultant de la fusion de deux trous noirs ayant déformé l’espace-temps.

    Les deux longs bras lumineux de trois kilomètres de Virgo ont senti le passage d’une des ondes le 14 août dernier, 14 millisecondes après avoir été sentis sur l’un des deux outils américains, celui situé à Livingston en Louisiane, et 6 millisecondes après le second situé à Hanford (état de Washington).

    Les deux trous noirs, qui sont respectivement 30 fois et 25 fois plus massifs que le Soleil, ont fusionné après s’être rapprochés en spirale. La collision a fait disparaître une masse de presque trois soleils, entraînant une onde de choc agitant l’espace-temps, et ce à 1,8 milliard d’années-lumière de la Terre.

    Forcément, au sein des scientifiques européens, on s’enthousiasme d’un tel phénomène: « Cela faisait 25 ans que j’attendais un tel événement » confie Matteo Barsuglia, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’épique Virgo au laboratoire AstroParticules et Cosmologie à Paris.

    Un événement qui met donc fin à une longue attente: « Certes, nous avions cosigné les découvertes précédentes avec Ligo, mais c’était énervant de ne pas avoir de signal dans notre propre instrument » avoue Jean-Yves Vinet, directeur de recherche au CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur.

    Observer les trois instruments détecter les mêmes ondes au même moment quasiment est un bel exploit d’autant plus qu’ils étaient en fonctionnement seulement un mois ensemble, avant d’être arrêtés pour un an environ afin d’y effecteur des travaux pour maximiser leur précision.

    Au-delà de l’enthousiasme apporté par ce petit événement, la mesure de Virgo, couplée avec les deux autres, permet de mieux localiser dans le ciel l’origine de ce phénomène cosmique cataclysmique. La zone en question, en forme de banane à l’origine, s’est transformée en une cacahuète dix fois plus petite. Elle est située dans l’hémisphère Sud vers la constellation de l’Eridan

    Cela confirme également une théorie d’Albert Einstein sur la nature de ces ondes, en lien avec la relativité. En effet, ses calculs prédisaient que ces ondes étaient de nature différente que les ondes électromagnétiques. Elles ont une polarisation, des orientations privilégiées qui, lorsqu’elles se propagent, s’étirent et contractent les distances dans deux directions du plan perpendiculaire à leur avancée, au lieu d’une.

    Et ça, Albert Einstein l’avait théorisé il y a un siècle de cela sans outil technologique. C’est désormais confirmé !


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