• Des loups à Rome

    Aujourd'hui, cela faisait bien des années que l'on n’avait pas vu de loups dans les alentours de Rome. Il faut dire que, depuis l'époque de Remus et Romulus, les paysages ont bien changé, et les bois et les rivières ont été remplacés par les quartiers satellites et les cités-dortoirs. Avec l'urbanisation galopante, le manque d'espace et la présence humaine, les canidés altiers ont depuis longtemps quitté les lieux, au profit de zones plus calmes et plus sauvages.

    Pourtant, des loups ont été récemment aperçus aux alentours de Rome, pour la première fois depuis de nombreuses décennies. Les animaux ont pu être repérés grâce à des caméras cachées par des observateurs de la LIPU (la  ligue italienne de protection des oiseaux). Comme on peut s'en douter, ces mammifères au tempérament discret et prudent ne se promenaient pas dans la rue, mais dans une réserve naturelle boisée située dans la zone de Castel di Guido.

    Cependant, l'endroit où ils ont été aperçus se trouvait à une étonnante proximité de la ville, juste à l'extérieur du périphérique qui encercle la capitale italienne, à moins de 5 km. La proximité de cette autoroute à trois voies extrêmement fréquentée, et celle de l'aéroport international Leonardo da Vinci (le plus grand de Rome) n'avait pas l'air de trop gêner les loups.

    Les biologistes estiment qu'il y aurait au moins deux louveteaux et deux adultes qui vivraient dans la réserve, formant une petite famille. L'individu mâle a été baptisé Romulus par les chercheurs.

    « C'est la première fois, depuis plus d'un siècle, que des loups ont été aperçus aussi près de Rome », s'enthousiasme Alessia De Lorenzis, interrogé par The Telegraph. « Nous sommes vraiment contents de leur retour »

    Les habitants de Rome sont en effet attachés à la figure emblématique du loup, symbole antique de leur ville. Les animaux ne devraient pas poser de problème pour les animaux domestiques, puisqu'aucun élevage ne se trouve dans leur zone. Les analyses d'excréments relevés par les chercheurs montrent qu'ils se nourrissent exclusivement de sanglier sauvage, des animaux qui pullulent en grand nombre dans la forêt en l'absence de prédateurs. C'est donc une bonne nouvelle, tant pour l'image de la ville que pour le milieu ambiant.

    Fortement chassés, les loups ont quasiment frôlé le bord de l'extinction en Italie, comme dans de nombreux autres pays d'Europe, et les tuer était encouragé par les autorités jusque dans les années 70. À l'époque, seule une petite centaine d'entre eux subsistait dans le pays entier. Aujourd'hui, grâce aux efforts de préservation, on estime qu'entre 1 500 et 2 000 individus se trouvent en Italie, les plus fortes populations étant concentrées dans les Apennins et dans les Alpes.

    Source : The telegraph


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